Posté le 11.05.2008 par toquedefilms
Une petite annonce pour encourager ( et vous encourager !!!) la visite de ce site. Arrêter vous un instant sur le projet "NIVO"...je vous rappel l'adresse:www.cavalfaire-production.com
Merci à tous.
Posté le 11.05.2008 par toquedefilms
............................................................. LOL ...........................................................................
Posté le 20.04.2008 par toquedefilms
I) Sur le réalisateur
Avant toute chose comment doit-on considérer le réalisateur ? Comme un artiste ou comme un technicien ?
L’artiste se représente au préalable dans son imagination le résultat de son travail, avec tout ce que cela implique ( pour le metteur en scène cela revient à imaginer les plans, le montage, les effets spéciaux…) tout en ayant au fond de lui une partie de son imagination qui crée plus que ce que le réel peut lui offrir. Tandis que le technicien travail avec ce qu’il a devant les yeux et les mains. De plus il n’est pas seul comme l’ait l’artiste en général. Non le technicien fait partie d’une équipe qui est la véritable « mère » du film. Il est possible, à ce niveau d’explication, de considérer le réalisateur comme un artiste mais seulement en tant que « observateur » du résultat final. Il est seul et la préparation du projet ( l’écriture, le choix des acteurs, les repérages…) n’est qu’à imputée à lui-même (si c’est le cas bien sur). Cependant dans un souci de rapidité et d’efficacité ces tâches peuvent échouer à d’autres, mais le réalisateur voit son rôle d’artiste diminuer puisqu’il n’est plus seul.
La tâche qui lui incombe est celle d’effectuer un maximum de travaux préparatoires seul. En somme le réalisateur peut apparaître ici à la limite des deux mondes : celui de l’artiste et du technicien.
Mais là où il penche plus vers le monde de la technique concerne le moment de la production et de la post-production ( c’est-à-dire le tournage puis les derniers travaux auxquels le film est sujet : montage, musique, effets spéciaux si nécessaire…) où le réalisateur se doit de collaborer et de diriger toute une équipe tout en restant le seul maître à bord. Pour mieux cerner ce rôle de « chef » il suffit de faire une comparaison avec un chef d’orchestre ; il se doit de connaître chaque instrument et de conduire ceux-ci dans la direction qu’il souhaite ( artiste) mais se doit de garder les pieds sur terre car il ne peut en demander plus aux instruments (technicien). En somme le réalisateur se plie aux exigences de ce que la réalité ou la technologie lui offre. Même si celle-ci a atteint les sommets ces dernières années, les exigences ,elles, ne diminueront pas.
D’autre part un metteur en scène se doit de s’approprier le talent et les idées de ses collaborateurs tout en respectant leur travail et leur statut d’être humain dans le but de faire d’un projet une vision personnelle et en même temps celle de toute une équipe.
« La nuit américaine » (citation)
« Qu’Est-ce qu’un metteur en scène ? Un metteur en scène c’est quelque un à qui on pose sans arrête des questions, des questions à propos de tous. Quelque fois il a les réponses mais pas toujours. »
II) Sur les idées et les sensations
La partie qui suit est co-écrite avec Maxime Fourmont car ses commentaires relatifs à cet essai m’a donné sujets à réflexion. Les phrases entre parenthèse sont de lui.
La technique trouve à cette époque sans équivalent un secours non négligeable. Elle permet la création de nouveaux genres et de nouveaux codes(« Le progrès technique amène de nouvelles choses jamais vues, jamais faites... » tandis que les idées tirées exclusivement de l’esprit humain deviennent rares. Quelques « Outsiders » tels que « Mémento », « Requiem for a dream » ou bien encore « Fight club » permettent tout de même de garder espoir. Mais jusqu’où la « machine limitera t’elle l’esprit humain ?
Car il me semble beaucoup trop facile de se reposer entièrement sur la technique mais l’évolution s’est poursuivit de cette façon et un genre reste un genre.
Il ne faut donc pas rejeter des films d’animations tel que « Le monde de Némo » ou « Monstres et Cie », les mixtes de genres avec des films très réussis tels que « Sin City » ou « 300 » mais garder en tête que l’inspiration purement humaine semble se ralentir.
Même si un certain nombres d’Artistes comme D.Lynch ou Wong Kar Wai nous plongent entièrement dans leurs univers, et par la même tracent une route empruntée par nombres de réalisateurs, ces hommes sont bien rares( tout du moins à être mis en valeur).
«On a des sentiments de déjà vus car Ils [, les producteurs, Les grandes firmes] nous donnent ce que nous voulons, ce qui se vend (d'où les modes de genres, etc) Mais peut être un jour en sortirons-nous et on verra des films réellement d'auteur mais avec des budgets massifs, du jamais vus depuis « L'Aurore » de Murnau, et peut-être que là les auteurs auront réellement le Pouvoir de créer. » Maxime Fourmont.
III) Sur les effets spéciaux
Autre aspect du cinéma, aussi bien positif que négatif, les effets spéciaux. C’est bien plus la peur de voir ceux-ci vieillirent qui me force à en parler. Pour cela deux exemples plutôt simples : les deux trilogies Star wars. La première a utilisée habillement l’ordinateur et les maquettes tandis que l’autre ne s’est basée que sur les avances technologiques du moment en privilégiant l’ordinateur et ses divers logiciels. J’ai bien peur que cette deuxième trilogie ( beaucoup moins magique) ne prenne plus de rides en dix ans que les trois premiers épisodes qui jusque-là sont toujours aussi fabuleux. Face à la croissance plus qu’extensive des effets numériques ( on peut aisément comparer ceux-ci aux différentes consoles de jeux qui dépassent à chaque fois les limites du possible pour de nouveau les repousser quelques années plus tard) le recours à la pellicule tout comme aux maquettes ajoutées à quelques effets numériques calculés me sembles être une nécessité ainsi qu’une excellente symbiose. Déjà expérimenté avec entre-autre par « Gladiator » de R.Scott ( le colisée était en partie construit à partir de vrais matériaux tandis que le reste, le haut surtout, était numérisé.). Nous pouvons néanmoins nous rassurer car Star wars ne perdra jamais de sa magie tant sur le plan des histoires que sur le plan techniques ( il y aura toujours des versions remasterisées à foison).
IV) Sur les pensées du spectateur
Comment être en mesure de deviner les pensées du spectateur ?
Il nous arrive souvent, dans la rue, d’être tout d’un coup confronté à une tierce personne qui tout comme nous ne sait où aller pour éviter de nous rentrer dedans. Bien entendu la moindre initiative est de même de part et d’autre. Le cinéma semble fait face à ce problème. Le spectateur devine de plus en plus les pensées du film. Et ce malgré le suspense instillé par le scénario.*2 C’est plus le cinéma pour grand publique qui est visé ici. Mais il faut dire que celui-ci est bien plus privilégié que le cinéma d’auteur. Pour cela je prendrais l’exemple du film « 16 Blocs » de R.Donner.. Une mise en scène plus que correcte et ce dans tous les domaines, alliée à un montage de grande qualité qui laisse planer le doute jusqu’au dernier moment(particulièrement la scène de l’ambulance à la fin). Cependant au cour de certaines scènes, moi-même et les personnes qui étaient présente devinions un certain nombre de rebondissements scenaristiques voir technique( comme le montage).
Ainsi à force de jouer avec le spectateur celui-ci s’est plus que prêter au jeu, il l’a fait sien. Combinée à des idées qui s’étiolent et à la prédominance de la technique( ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi) le cinéma se doit de se « moderniser » et de deviner les pensées du spectateur pour ne pas, comme le passant, emprunté la même voie que lui.
Néanmoins il est vrai que sans le savoir le spectateur ou plutôt son inconscient éveil en lui durant la séance, soi de l’émerveillement soi un sentiment de gêne sinon pire !
Un autre aspect qui mérite d’être mis en valeur : le son. Dans cette nouvelle logique de provoquer la surprise qu’a le cinéma, il lui est également échu de revoir la façon dont certains sons sont assignés à des situations, des personnages ou des animaux. Par exemple dès que nous voyons apparaître à l’écran un cheval nous entendons le même hennissement depuis des années ( faites vous-même cet essai avec divers films) ou bien encore le cri d’un groupe d’enfant qui s’en va jouer ( le dernier en date à utiliser cet effet sonore est Saw 3, pendant que le père de l’enfant médite dans la chambre de son fils défunt et s’entraîne à faire face au meurtrier).
Un autre élément qu’il n’est pas toujours simple à saisir est le rôle de premier plan que l’inconscient joue sur le spectateur. Il est presque toujours question de nous identifier à un personnage parmi tous ceux qui nous sont proposés. Le personnage de Ibn Fadlân, Dans « Le treizième guerrier » de J.McTiernan, interprété par Antonio Banderas, nous présence un érudit habitué aux fastes et aux lumières de la cour de Bagdad envoyé en ambassade auprès du roi des Bulgares de la Volga par le Calife. Dans cet enfer de brume et de sang il deviendra ce dont il n’avait jamais imaginé être un jour, un guerrier. On rêve souvent de quitter notre quotidien et d’endosser un rôle que nous souhaiterions revêtir. Ainsi il est nécessaire de faire ressentir au spectateur, même inconsciemment, ce vœu qu’il se cache peut être à lui-même.
* Il existe d’autres exemples et d’autres metteurs en scène qui nous rappellent que certains thèmes tels que le surréalisme ne sont pas mort. Mais cet essai deviendrait bien vite ennuyant si je vous énumérais le moindre brin de paille demeurant dans cette meule.
*2 : Je ne compte pas ici les Outsiders cités plus haut.
V) Qu’est-ce que le cinéma ?
Comment définir le dernier des Arts né ? Théories, films, livres et débats attirent de tous temps un nombre important d’intellectuels hasardeux. Pour ma part c’est avec une approche sans cesse changeante et emprunte d’écoutes et de lectures diverses que je souhaite apporter ma contribution.
On sait que la plus grande magie du cinéma c’est de faire voyager les spectateurs dans une autre dimension en leur présentant un monde totalement différent du leur ou au contraire de leur montrer la réalité d’une toute autre façon ( de manière à les faire rire ou pleurer, à les rendre heureux voire enthousiaste ou bien les effrayer). Le cinéma joue avec la vie et la mort en capturant visages et attitudes qui sont des témoignages éternels d’hommes et de femmes qui ont atteint l’éternité. On peut en dire autant de la mission humaniste de certains films qui pointent justement les comportements passés ou actuels des Hommes ou des États qui oublient très vite leurs rôles ou les lignes d’actions à respecter. Parfois utile ou futile le cinéma sauve ou permet de rendre hommage à des vies et des actions dignes de rester dans les annales. Bien entendu rien de tout cela ne serait si le progrès de la technique et l’apport dans ce domaine d’hommes compétents et passionnés ( et pour quelque uns guidés par l’attrait du gain) n’avait pas été au rendez vous. On pense à Edison, au frère Lumières et à Méliès ( et à tant d’autres !!!). Mais d’une certaine façon le cinéma fut une bête de foire destinée à rassasier l’appétit curieux de la plèbe. Encore de nos jours toutes nouvelles innovations techniques susceptibles d’amuser le peuple attire celui-ci même si pour cela son argent doit sous une impulsion difficilement condamnable ,car la passion l’emporte souvent sur l’esprit ( défaillance de l’être humain), l’obliger à se déplacer pour voir une œuvre qui ne serait rien sans l’innovation qui lui sert de géniteur. Pourquoi le cinéma semble s’attacher à être un art populaire ? Peut-être parce qu’il est, pour reprendre les propos de Kracauer, le repère des pauvres, des amoureux, des chômeurs et de quelques intellectuels hasardeux. On serait tenté de se pencher de ce côté de la balance en se représentant l’image classique du bourgeois perché et assit au milieu du balcon d’un immense théâtre, tenant à la main une paire de jumelle, en train apprécier un opéra ou une pièce de théâtre dont le prix d’entrée ne défit aucune concurrence. Mais tout comme le théâtre, le Cinéma procure « des émotions, des émotions et encore des émotions » comme le disait S.Fuller. Les acteurs ont d’ailleurs cette responsabilité et le cinéma met en avant ce métier et cette façon de délivrer l’inconscient dans le but d’être à la fois un personnage et « autre » que soi-même. C’est à ce moment clé que la césure sépare plus ou moins également le Théâtre et le Cinéma.
A SUIVRE ….
VI)Citations
« La partie centrale du triptyque c'est de la prose et les deux parties latérales sont de la poésie, le tout s'appelant du cinéma. » A.Gance
« Un grand film, c’est comme un pont fantastique jeté entre une époque et une autre » A.Gance
« Je souhaite approcher par le film la complexité de la pensée, son mécanisme interne. Dès qu'on descend dans l'inconscient, l'émotion naît. Et le cinéma ne devrait être qu'un montage d'émotions ». A.Resnais
Le montage, comme le dit Patrick Berger, est spécifique au cinéma tout comme l'est la construction à l'architecture. Il nécessite une certaine dextérité, cela afin de parvenir au "passage d'images mortes à des images vivantes" (R. Bresson). Les deux temps importants du cinéma sont le tournage et le montage: "le tournage est comme le chantier du film, ses fondations alors que le montage lui permet de donner une vie et une forme au film" (T. Schoonmaker, monteuse de M. Scorsese). The Set-Up est exemplaire tant au niveau du découpage, de la mise en scène (en relation avec l'espace) que du montage (en relation au temps). Mais un bon montage, tout comme une bonne mise en scène, est par définition invisible: "le spectateur ne doit pas avoir conscience de la caméra, il ne doit pas la sentir" (R. Wise); Otto Preminger dit la même chose: "je crois que le film idéal est celui où l’on est jamais conscient que le metteur en scène ait fait quoi que ce soit délibérément"
« Un livre est un univers intérieur alors qu'un film est extérieur »
Mick Garris à propos de « Désolation »
« Ce n'est pas parce-que le budget monte que le sentiment de liberté croît »
Benoit Jacquot dans les Cahiers du cinéma, avril 2008 ( numéro 633) page 29
Posté le 19.04.2008 par toquedefilms
Synospsis
Rachel Carlson, une romancière à succès, est anéantie lorsque Thomas, son fils adoré de sept ans, se noie dans sa maison de Primrose Hill.
Un an plus tard, malgré une confortable avance sur son prochain roman, elle est trop accablée pour écrire. Son mariage avec Brian, un éditeur et romancier fauché, s'est désintégré. Sa meilleure amie, Sharon, l'aide à louer un cottage dans un village des Scottish Highlands.
Rachel s'acclimate à sa nouvelle vie et rencontre Angus McCulloch, le beau gardien du phare, qui vit et travaille dur sur une île déserte au large de la côte...
La thématique de l'auteur en mal d'inspiration qui s'en va trouver de la créativité dans un lieu clos a déjà trouvé ses lettres de noblesses chez un certain Stephen King via un grand nombre de romans et nouvelles adaptées plus où moins fidèlement ( « Fenêtre secrète », La part des ténèbres »). Cet exil volontaire s'accompagne d'isolement et de réminiscences de douloureux souvenirs alliés à d'étranges manifestations de proches ou d'inconnus décédés bien résolus à faire passer leurs messages. Cette somme de détails marquent les tourments et la paranoïas qui atteignent durement le héros. Rien ne semble fait donc pour rassurer et offrir une échappatoire au protagoniste qui voit son nouvel habitat prendre l'apparence d'une prison où les geôliers semblent se confondre avec les autochtones.
Bien heureusement « Half ligth » ne s'arrête pas à ces clichés du genre fantastique mais en utilise de nouveaux une fois que le premier voile du mystère s'en ait allé. Dans cette deuxième partie la dimension fantastique est écartée pour mieux se confondre avec ce dont Rachel Carlson est véritablement victime (un complot digne d'un roman d'Agatha Christie ou d'un film D' Hitchcock ). Bien entendu l'au-delà à son mot à dire et conclue efficacement le film.
Pour ne pas en dire plus disons simplement de que « Half Light » repose sur un enchevêtrement de déjà vu et de thèmes mille et une fois traités, néanmoins distillés avec talent via un scénario* et une mise en scène maitrisé, qui ne révolutionne en rien le genre fantastique mais constitue tout de même un bon divertissement.
* A noter tous de même un oubli d'importance: l'étrange comportement des villageois et le sourire maléfique du prêtre à un moment important ne sont pas expliqués.
Posté le 03.04.2008 par toquedefilms
Synopsis
Depuis des années, Thad Beaumont écrit, sous le pseudonyme de George Stark, des romans ultra-violents. Voulant être reconnu sous son vrai nom, il décide d'enterrer ce personnage imaginaire, et organise un véritable enterrement, avec une pierre tombale.
Mais quelques jours plus tard, la tombe est vandalisée, ou plutôt donne l'impression que quelque chose a creusé de l'intérieur pour sortir... Et différentes affaires se produisent dans les environs, menant Thad à penser que George est réellement sorti de sa tombe...
Y a-t-il un rapport avec l'opération chirurgicale qu'a subie Thad dans son enfance, alors qu'il souffrait de migraines ? Et pourquoi la phrase les moineaux volent de nouveau obsède-t-elle Thad ?
L'homme ,et de surcroit l'écrivain, possèdent une double identité. L'extraverti (cette partie de « Nous » que l'on montre dans la vie quotidienne) et l'introverti ( notre « vrai Nous », celui que l'on cache dans notre inconscient, de peur que la violence, la peur, le sexe et la folie qui sont la véritable identité de l'homme, ne l'emportent sur notre conscient). Voilà résumé grossièrement la thématique de « La part des ténèbres ». Une vérité innée de la psychologie agrémentée d'une intrigue fantastique via un scénario et une mise en scène* sans faille qui n'oublient aucuns détails ( La mystérieuse naissance de George Stark, L'origine des passereaux et leur symbolique, le sens des rêves et pensées de Thad...) qui font de « La part des ténèbres » une réussite majeure et l'une des meilleurs adaptations de la gargantuesque œuvre de Stephen King.
*Mention spécial aux vols des passereaux et à la séquence dans le tantôt rouge et tantôt bleu du couloir où se cache la part des ténèbres.
Posté le 30.03.2008 par toquedefilms
Je sais il y a la vie privée mais la vie privée elle est boiteuse pour tous le monde. Les films sont plus harmonieux que la vie[…], il n’y a pas d’embouteillages dans les films, il n’y a pas de temps morts, les films avancent comme des trains[…] comme des trains dans la nuit. Les gens comme toi, comme moi tu le sais bien on est fait pour être heureux dans le travail, dans notre travail de cinéma.
Ferrand le réalisateur ( François Truffaut) à son acteur Alphonse ( interprété par Jean-Pierre Léaud)
Posté le 28.03.2008 par toquedefilms
NUL...RIEN...VIDE...NAVET
Posté le 24.03.2008 par toquedefilms
Synopsis
Kevin Lomax, un jeune et brillant avocat, doit faire un choix, défendre son client qu'il sait coupable ou abandonner le procès. Cependant, il n'a jamais perdu un seul procès de sa vie, c'est pourquoi il décide de passer outre ses convictions.
Il reçoit alors une proposition de John Milton : le rejoindre au sein d'un grand cabinet d'avocats New-Yorkais. Sa femme, Marie-Ann, va alors le convaincre d'accepter, alors que sa mère le met en garde contre les dangers que cela peut représenter.
Heureux de changer de vie : plus d'argent, plus de reconnaissance et de succès, Kevin part pour New York sans se douter de ce qui l'attend...
Ce qui l’attend c’est un test qui va éprouver sa personnalité. Kevin Lomax, un avocat qui voit et qui protège le mal par pure vanité et pour l’attrait du gain. « L’argent c’est-ce qu’il y a de plus facile» nous révèle Al Pacino alias John Milton. Voilà donc ce qui va pousser la personnalité de ce jeune et brillant avocat à prendre le dessus et à guider ses pensées. Toute cette grandeur ( mise en valeur par de superbes décors qui expriment sans défauts la démesure dans laquelle l’homme se complait) cache une sorte de partie remise où absolument tout ( femme, vie, âme…) sera transformé voire dérobé. On l’aura compris l’intrigue repose sur une astucieuse poursuite et auto suicide d’un couple de jeune talents impétueux et aveugles au arnaques de la vie.*
A noter aussi l’ambiance générale du film qui débute par une sorte de malaise pour se transformer ensuite en une atmosphère étouffante où plus aucune issue ne semble possible. Émotions partagées grâce à un casting sans défaut qui laisse pleinement libre cours aux talents d’Al Pacino, Keanu Reeves et de Charlize Théron (Pour ne citer qu’eux).
Qu’en est t’il de Satan? On le sait roublard et machiavélique. Il n’oblige personne, il conseil et met en garde de façon très subtile des éventuelles conséquences que les actes de Kevin Lomax auraient sur sa vie. Mais celui-ci plonge quand même dans l’abîme tête baissé. Rien n’arrête l’orgueil et la vanité.
« L’associé du diable » n’en oublie pas les relations passionnelles qui unissent Satan et Dieu à travers les discours et les idées de Satan envers le Créateur qui préfère envoyer ses brebis au milieu des loups et apprécier l’éternel spectacle. On en arrive à se mettre du côté de Satan. Cette pitié et cet attrait pour les créatures maléfiques ou maudites auxquelles le spectateur penchent de plus en plus ( « Dracula » de Coppola entre autres) tirent son origine à cet sensation (contemporaine ?) que Dieu nous a abandonné et que sa religion a fait plus d’esclaves et de morts que d’heureux.
En somme un très bon film fantastique qui use et mesure comme il faut les éternels questions théologiques et autres symboles de la gigantesque entreprise du diable.
Note additionnelle ( pour le plaisir !!!)
Les sept pêchés capitaux de "L’associé du diable"
1)Paresse ( Marie-Anne Lomax alias Charlize Théron ne travail plus étant donné que son mari gagne assez d‘argent)
2) Orgueil Vanité( Cette nécessité pour Kévin de gagner tous ses procès et n‘en perdre aucun)
3)Gourmandise ( Marie-Anne ne fait de ses journées à part manger et décorer sa nouvelle maison)
4)Luxure ( Si le diable est ici, le sexe l’est également)
5) Avarice ( Ah posséder un grand appartement !!!)
6)La colère ( au début dans les toilettes au moment où Kévin vient de se rendre compte que son client n‘est pas si innocent que ça)
7) L’envie ( encore et toujours cette envie d’être un grand avocat même si cela doit passer par l’acquittement de clients coupables et bien entendu le désir sexuel pour cette étrange et belle femme)
Posté le 09.03.2008 par toquedefilms
DISPO !!!!!!!!!!!!!!!
Notre cerveau, cet inconnu...N'existe-t'il pas pourtant des êtres doués de facultés extraordinaires, mais à quel prix?
C'est l'expérience que fera, à ses dépens, Nicolas.
L'imagination fertile de Fabrice Burrowes, qui signe ici son premier roman, s'est tournée vers l'écriture, après s'être exercée dans le domaine de l'illustration.
Illustration: Fabrice Burrowes.
Editions Amalthée, 190 pages, Brochée moyen format
Premier roman de mon père je compte sur vous tous amis et anonymes...J'en ai deux neuf à vendre ( 15 euros) et bientôt quelques autres ( dédicacés ou non, au choix)...Me contacter à cette adresse: chapelier2@hotmail.fr ou sur mon blog pour tous envois ( frais de port offert) : .....Vous pourrez également le trouver en kiosque ( fnac, amazon, à la page.com)...merci à vous...
Posté le 07.03.2008 par toquedefilms
Synopsis: Ben Willis , étudiant aux Beaux-Arts, se fait plaquer par sa petite amie Suzy. Devenu insomniaque suite à cette rupture, il se met à travailler de nuit au supermarché du coin.
Là, il fait la connaissance de quelques personnages hauts en couleur qui cultivent, chacun à sa manière, l'art de tromper l'ennui pendant les longues heures de travail.
L'art de Ben consiste à imaginer qu'il suspend le temps, ce qui lui permet d'apprécier la beauté du monde "en mode pause" et des êtres qui le peuplent.
Il est particulièrement sensible au charme de Sharon, la discrète caissière qui détient peut-être la clé de ses insomnies.
Une idée plutôt originale qui nous concerne tous de part sa porté universelle. Comment se remettre d’une rupture ? Comment parvenir à contrôler le temps ? Et enfin comment définir l’amour ?
CashBack parvient pendant une bonne heure à nous immerger dans la tête et l’univers de Ben ( interprété par le très prometteur Sean Biggerstaff) et nous offre, pour certains ou certaines de douloureux souvenirs* amoureux où tous fut fait pour récupérer voire oublier cette (seule) personne qui avait atteint(e) notre cœur. Vient alors le moment où le sommeil et la faim nous manquent. Seul remède: nous occuper avec le don qui nous a été légué par la nature (ou autre chose). Pour Ben, c’est l’art. D’où cette très belle définition de l’artiste: Quelqu’un qui voit la beauté en toute chose et qui est capable de la capturer et de l’enfermer sur une toile ou une feuille de dessin.
Toutes ces belles images et définitions poétiques finissent malheureusement par céder la place au conventionnel. Là ou Cashback parvenait à se distinguer il en arrive finalement à la portée d’un American pie sérieux où le sexe tient une place au début justifiable ( dessiner les charmantes clientes du supermarché désormais figées et dénudées par Ben) et qui devient de plus en plus burlesque voire pompeux. Et erreur importante : pourquoi nous dire et nous montrer que d’autres que lui peuvent figer le temps ? Qui sont-ils ? Comment le font-ils ?
Bien entendu il s’agit d’un monde imaginaire ( comme l’indique le synopsis) dans lequel le héros se perd (et devient fou ?) pour mieux se retrouver. D’ailleurs il parvient à nous immiscer dedans tout comme il y intègre l’amour ( et son nouvel amour).
Bref une idée percutante qui s’essouffle et ne parvient pas à faire totalement mouche.
* Mais aussi des images nostalgiques de notre propre enfance qui semble calquée sur celle de Ben. De sympathiques moments.