SYNOPSIS
Xavier a 30 ans. Il a réalisé son rêve d'enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Il a quelques problèmes avec sa banquière. Il a également des réticences à se fixer avec une fille et enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Xavier est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture…
AVIS PERSONNEL
Deuxième volet de la trilogie de Cédric Klapisch , « Les poupées russes » parvient à exploiter un thème mille fois adapté sur le grand écran: la définition de l’amour ( plus particulièrement recherché quand vient le temps de la trentaine). Le cinéma français, via le talent de ses acteurs et de ses scénaristes entre autres, est « magique en ce point car il lui est possible de traiter des thèmes mille fois exploités mais toujours avec un œil neuf*
On retrouve bien entendu dans ce film le style du metteur en scène ( narration, histoire en deux temps, un thème musical récurrent et également des scènes accompagnées de musique classique et une séquence « délire »*2...) en plus de quelques répétitions ( volontaire ?) masquées ou réchauffées mais très efficaces comme cette analogie des allers et venus du train Paris-Londres de Xavier ( rappelons nous que pour « L’auberge espagnole » il s’agissait de l’avion). Et bien entendu Romain Duris est toujours aussi « débordé » avec le filles.
De nouveau un drôle de retournement( plus subtile)de la part du frère de Wendy, que l’on pensait être un parfait fêtard se révélant en faite être le seul à avoir évolué puisque à l’inverse de ses amis trentenaires, il a réussi à trouvé son point d’équilibre( il est sur le point de se marier) tandis que les « autres » se cherchent encore.
Cédric Klapisch n’en oublie pas l’actualité en accordant une place, certes moindre, aux conséquences tout aussi bien positive que négative de la Mondialisation.
« Les poupées russes » est un film à découvrir et qui offre une définition plutôt originale de l’amour. ( par l’intermédiaire de son titre qui dévoilera son secret au cours du film) A suivre le troisième volet de la trilogie : « Paris »
ANALYSE 2 (sous un autre angle)
Comme l’indique Xavier lui-même Wendy est son miroir, de sorte qu’il est possible d’avancer que la relation qui va se former entre elle et Xavier peut s’accorder à l’idée que se fait Platon via « Le banquet », stipulant qu’à notre naissance une partie de nous même s’est détachée de sorte que nous cherchons toute notre vie cette partie complémentaire de nous-même.
Xavier semble avoir trouvé sa deuxième partie. Néanmoins la dernière réplique de celui-ci( quand Wendy lui dit que le puzzle est fini*3) semble conduire le couple tout droit vers la routine ( bonjour chéri, alors ta journée?)
Scène « coup de cœur »
Scène dans laquelle Romain Duris amène Cécile de France chez son grand père.
* On peut prendre l’exemple des « Poupées russes » et de « L’âge d’homme, maintenant ou jamais ». En effet ceux-ci partagent le même thème de la « crise de le trentaine » et de ce que cela importe: Puis-je être sur que cette fille ce garçon est la bonne le bon. ?
*2: Plus ambiguë et délirante dans « L’auberge espagnole » (selon mon propre avis bien entendu.)
*3 Là aussi une très bonne thématique. Bien entendu celle de la vie enfin construite après un dur labeur.
A voir également le thème du puzzle: une reine qui anoblit le chevalier. La reine est Wendy tandis que le chevalier est Xavier, reconnu et placer au rang de chevalier de « sa majesté ».