Posté le 27.01.2008 par toquedefilms
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Posté le 27.01.2008 par toquedefilms
Posté le 26.01.2008 par toquedefilms
SYNOPSIS
Barrow, Alaska : une bourgade terriblement ordinaire... mais un endroit de rêve aux yeux d'une horde de vampires. Car durant l'hiver polaire, le soleil ne s'y lève pas pendant 30 jours consécutifs. 30 jours de nuit, 30 jours de terreur durant lesquels une poignée de survivants menés par le shérif local et son épouse devront faire face au mal absolu.
AVIS PERSONNEL
De nouveau une bande dessinée sortit des planches pour se réfugier sur pellicule. Une adaptation qui se défend bien mais qui souffre de quelques lacunes. A commencer par le manque flagrant de suspense, mais il faut néanmoins souligner que le spectateur sait pourquoi il se trouve dans la salle : voir une troupe de vampire annihiler une ville entière!
D’autres part « 30 jours de nuit » à peut être trop tendance à (ré)utiliser un certains nombres de séquences qui nous rappellent les meilleurs film du genre et ne font pas tout le temps mouche. À l’image de cette scène dans laquelle Josh Hartnett ( qui livre dans ce film l’une de ses meilleurs interprétations) se voit dans l’obligation de tuer l’un de ses compagnons contaminé quelque instant plutôt. C’est par les sanglots de la compagne de J.Hartnett que nous voyons la scène ( avec bien entendu l’aide du son off de la hache qui s’abat sur la tête du malheureux). Pour une scène qui devrait nous tirer quelques larmes, ce n’est qu’une impression neutre à laquelle nous somme assujettis.
Ces quelques « erreurs » n’enlèvent pas à ce film ses qualités visuels, à commencer par la magnifique photographie de Jo Willems qui rend justice aux couleurs de la B.D et les maquillages et autres effets ( sans oublier les dialogues) qui rendent les vampires à la soif éternelle très agressifs.*
Un résultat donc plutôt convaincant et qui donne littéralement l’impression de plonger dans une bande dessinée pendant une heure et cinquante deux minutes.
* Des vampires aussi très pragmatiques sur l’éventuelle existence de Dieu via cette scène entre le chef des vampires qui regarde au ciel pour ensuite fixer sa victime en lui prouvant que Dieu n’est pas là pour la sauver.
Enfin un film américain récent qui « ose » dire que Dieu n’existe pas et ne retourne pas sa chemise à la fin, comme c’est le cas pour le très décevant « Je suis une légende » !!!!
Posté le 23.01.2008 par toquedefilms
[youtubevideo]http://fr.youtube.com/watch?v=WaIR9dAZRR0 [/youtubevideo]
Posté le 26.12.2007 par toquedefilms
SYNOPSIS
Une formidable nouvelle : le cancer est éradiqué. L'enthousiasme est de courte durée. A peine deux ans plus tard, l'humanité doit faire face à une terrible mutation.
Le seul espoir : Robert Neville (Will Smith), un scientifique militaire. Il deviendra la légende. En attendant, malgré ses connaissances, il est impuissant face au virus qui décime l'espèce humaine. Statistiquement, Neville se dit que 90% des humains doivent avoir disparu. La plupart des survivants ont muté en créatures d'une violence extrême à l'égard des humains, chassant et tuant les rares rescapés.
AVIS PERSONNEL
Depuis longtemps attendue cette nouvelle adaptation du roman du Grand Richard Matheson laissait enfin présager une vision fidèle du livre. Mais une fois de plus la dimension fantastique est écartée pour laisser place à nos actuelles préoccupations : La menace bactériologique. Un thème pourtant déjà exploité par la deuxième adaptation nommée « Le survivant » avec Charlton Helston. Néanmoins les effets spéciaux peuvent (enfin) être mis pleinement au service du cinéma et offrir des films privilégiant le visuel au contenu. C’est ainsi qu’il est possible de présenter cette vision ,signée tout de même par Francis Lawrence ( « Constantine »)*, manquant terriblement de profondeur et , pardonnez moi, de scénaristes compétents. En témoignes un nombre affolant d’incohérences diverses. Comme les rugissements ( très impressionnants) des mutants ( et non plus des vampires du roman) à la tombée de la nuit pendant que Robert Neville ( campé par un Will Smith très convaincant) monte la garde avec son chien, tout deux recroquevillés dans une baignoire, pour se retrouver dans un lit le lendemain et révéler quelques temps plus tard qu’aucun mutant ne rôde près de son refuge. Autre erreur: le piège dans lequel tombe R.Neville. A qui appartient-il? A Neville qui perd de jours en jours la tête ( solution la plus plausible mais très mal expliquée, il eut fallut montrer Neville déplacer ce mannequin qu’il connaît si bien) ? Aux Mutants? On ne sait pas. La liste est encore longue.*2
Également présente cette même thématique cher au cinéma américain, la dualité des croyants et des non croyants*3. Pour l’un Dieu n’existe pas et la science est la seule religion comptant réellement tandis qu’un autre croit « fidèlement » à une mission confié par le Seigneur. Et bien entendu le deuxième l’emporte sur le premier sans toutefois réfuté les bienfaits de la science. Du pour et du contre voilà ce qu’on nous offre. Et que dire de cette image finale d’une Église et d’un drapeau américain?
Disons simplement que le livre trouvera toujours ses lecteurs tandis que le cinéma ne parviendra finalement jamais à rendre justice à cet excellent roman.
* Rassurons nous en disant que se sont les producteurs et les scénaristes qui ont « détruit » ce film
*2: Attention cette note dévoile des moments du livre et du film!!! ....La légende en elle-même est dans le livre le fait que R.Neville est le derniers homme sur terre et non le sauveur de l’humanité via son antivirus dans le film
*3 Voir également le final de « La guerre des mondes ».
Posté le 10.12.2007 par toquedefilms
SYNOPSIS
Léonidas est devenu roi de Sparte à la suite des épreuves rituelles spartiates dont il a triomphé. Il apprend d'un messager que le roi perse Xerxès envisage d'envahir la Grèce et de soumettre sa cité. Contre l'avis de l'oracle, il part à la rencontre de l'ennemi avec les 300 soldats qui composent sa garde personnelle. Il choisit de combattre l'armée ennemie dans le passage étroit et rocheux des Thermopyles. Face à l'armée gigantesque de l'envahisseur perse, la résistance est héroïque mais désespérée.
AVIS PERSONNEL
Énième adaptation d’une bande dessinée à grand succès, 300 qui, à l’instar de ses malheureux camarades* portés à l’écran, a la particularité d’avoir été supervisé par son auteur en personne: Frank Miller ( Comme ce fut le cas pour l’intéressant Sin city). Cette collaboration étroite entre le réalisateur et Miller permet à 300 de ne pas s’écarter de son support premier. Ce projet peut également être reconnaissant à cette malheureuse mode des genres auquel le cinéma est assujettie depuis un trop grand nombre d’années. Ce péplum d’un genre nouveau met en scène l’une des plus mémorables batailles de l’Antiquité: Les Thermopyles. Elle opposa les soldats du soi disant Dieu Roi Xerxès, tout puissant souverain de l’Empire Perse aux cités grecs, Et plus particulièrement Sparte. Pour permettre au reste de l’armée grecque ( Acadiens et autres peuple des cités grecs de jadis) de se retirer en bon ordre, Léonidas et ses 300 spartiates se sacrifièrent au nom de la liberté et de leur cité. Ce geste permit par la suite aux grecs de remporter quelque mois plus tard la bataille naval de Salamine.
Le souhait de Franck Miller ne fut pas, à l’époque où il dessina les premières planches de son livre, de reconstituer ce mémorable affrontement entre deux mondes différents mais bien d’exploiter ce fait historique en lui donnant une touche de fantaisie et de fantastique.
Ce film bien évidemment ne cherche pas à reconstituer la bataille des Thermopyles telle qu’elle est décrite par les historiens grecs mais plutôt de livrer une vision onirique et très libre de l’événement original. Néanmoins le fond historique est bien présent et nous permet de nous plonger très rapidement dans cette époque lointaine qui est ,cependant sur de nombreux points, très proche de la nôtre. Attention néanmoins à ne pas croire tout ce que le film nous montre. Je prends en exemple la façon dont nous sont montrées les institutions politique de Sparte qui sont dans le film un condensé plus efficace de quelques centaines d'années d’existence et de quasi hégémonie sur l’ensemble de la Grèce. Rappelons nous que l’objectif de 300 n’est absolument pas de reprendre à la lettre l’Histoire. Ce qui nous amène à considérer la façon dont le film à été accueillit avant même sa sortie. A commencer par les autorités Iraniennes toujours à la recherche de la moindre épingle pour critiquer les Etats-Unis ( même si il y a matière à le faire mais là n’est pas la question). Le film serait pour les Iraniens un moyen commode de modifier la réalité historique en montrant les Perses comme une horde de barbares indisciplinés et sans cœur tandis que d’autres historiens ont pointés du doigt les nombreuses incohérences historiques du film ( notamment le fait que Sparte était une oligarchie et non une démocratie) et les rapports troublants entre les idéaux nazis et spartiates. A ce sujet précisons que Hitler et ses sbires ont largement pillé ce qui faisait pour certaines nations leurs fierté ou leur honte, de sorte qu’on catalogue bien trop facilement un Napoléon en le rapprochement très maladroitement de Hitler. D’autre part la mode veut que chaque film traitant un tant sois peu de guerre ou de politique sois systématiquement rapproché aux nazis ou à la politique de George W.Bush. Et 300 n’échappe pas à cette règle malgré les volontés affichées de son auteur de ne pas s’approcher d’aucune réalité connue mais bien d’en créée une nouvelle.
Une réalité qui voit le jour grâce à une mise en scène très soignée servit par des effets spéciaux sans défauts et une interprétation exemplaire de Gérard Butler. 300 ne perd pas non plus en intérêts pour ses qualités plastiques et épiques très originales ( des escarmouches aux tons très BD) dans lesquels le film laisse la magie s’opérer et le sang s’épandre. Une réussite majeure dans le domaine de la série B.
* Les 4 fantastiques, La Ligue des gentlemen extraordinaires, Spiderman…
Quelques scènes mal interprétées et qui ont fait le légende « noire » du film.
1)Le début ( sélection du meilleur bébé): en aucun cas une apologie du système nazi ( Cette mode de tout rapporter aux nazis lasse à la longue!). D’ailleurs le mode de vie des Spartiates est critiqué par le metteur en scène. Ne serait-ce que par cette impossibilité aux soldats d’avouer leur amour ( Leonidas et sa reine) ou bien le père être fier de son fils ( le capitaine qui n’a pu avouer à son fils son amour, d’ailleurs au moment de le féliciter de ses prouesses aux combats un cavalier perse coupe la tête du jeune homme. On peut comprendre ici que les sentiments sont une faiblesse que tout Spartiate se doit d’éviter et l’on voit pourquoi: le jeune Astinos a baisse sa garde.
2) Le harem de Xerxès: Beaucoup on été choqués de voir une chèvre jouée d’un instrument et on vite trouvé cela burlesque. Pourquoi Burlesque ? Pour ma part j’ai trouvé cela fort habile de montrer les magies de l’orient de cette façon ( et par l’intermédiaire d’autres mystères comme les grenades ou les rhinocéros)
Posté le 06.12.2007 par toquedefilms
SYNOPSIS
Dans un futur proche, les humains ne peuvent plus avoir d'enfants. L'être humain le plus jeune sur Terre meurt. Dans ce monde de désespoir, une jeune femme est enceinte, la première depuis vingt ans. Theo Faron, sous l'impulsion de son ex-femme se chargera de sa protection dans cette Angleterre où les conflits d'intérêt sont multiples et dangereux…
AVIS PERSONNEL
« Le film d'anticipation de la décennie »*. Voilà une qualité que l’on est en droit de donner à ce film pour le moins impressionnant et intelligent.
A commencer par ses qualités techniques, notamment par les fameux ( et superbes) plans séquences qui nous démontrent à quel point ceux-ci sont d’une efficacité sans pareille et dignes de « rester à la mode ». Autre point technique intéressant: le son. Il rend le film très réaliste et plonge littéralement le spectateur dans l’action. Je pense, particulièrement à la scène d’ouverture où le sifflement auditif du personnage principal, du à l’explosion d’une bombe, l’accompagne jusqu’à son travail. Nous voilà renseigner sur son état ( il est choqué) et cela permet de faire une transition plutôt habile. Bravo.
A l’instar de l’intéressant « Minority report », « Children of men » ne regorge pas d’innovations techniques, quoique Spielberg ne s’est pas borné à présenter de multiples gadgets qui ne verront pas le jour. Bien au contraire la plupart d’entres eux existent réellement. Alfonso Cuaron a lui aussi répartie habilement ,mais de façon plus discrète, les innovations de demain ( telle que les publicités mouvantes sur les façades des bus, les indications de vitesse et d’impacts éventuelles désormais affichées sur le bas du pare-brise, les écrans nouvelles générations présents un peu partout et peu onéreux étant donné qu’ils ont leurs place dans les transports en commun - quel rêve!.
Le fond du film repose sur une multitude d’éléments qui s’entrecroisent tout au long de l'histoire et qui pour certains apparaissent à diverses reprises. Ce « tous » témoigne de la situation très critiques voire apocalyptique des grandes villes du monde et des sociétés en générales.
L’économie actuelle ou plutôt ses effets sur les pays pauvres atteints ses sommets à l’image de ces interminables cages humaines où s’entassent des dizaines et des dizaines d’immigrés que leur trop fort nombre a rendu les autorités « durs » envers elles. Ce ne sont plus des êtres humains que l’on traîne dans ces immenses camp de réfugiés ( de véritables ghettos où s’entassaient jadis ,dans l’une de nos époques, d’autres ennemis des nations) mais des insectes. Pour donner le change le gouvernement distribue des kits de suicide rapides ( une pilule ainsi qu’une musique douce et entraînante à la fois) à ses « loyaux » citoyens. Pour lutter contre l’insécurité totale ( immigrés et autochtones furieux du comportement de leurs gouvernements et créateurs de vastes réseaux de résistance pour aider les immigrés) rien de mieux que d’installer de solides grilles aux fenêtres des transports en communs. Mais les risques d’attentats ne sont pas pour autant écartés. Mais tout ceux-la ne compte pas pour la partie aisée de la population qui vit dans le calme et la sécurité. C’est ici que Théo ( Clive Owen) ira justement chercher ce dont la résistance l’a chargé de récupérer en échange d’une coquette somme d’argent. Mais la vrai raison de ce marché est plus qu’une question d’argent pour cet ancien activiste « à la retraite » qui assiste en témoin apeuré à cette « apocalypse » que les fils de l’homme on appelée au fil des années.
Il n’y pas plus rien d’humain dans ce monde. L’art est devenue une denrée rare que seule les riches ont à leur porté et qu’ils gardent cachée des turpitudes du monde extérieur. Après tous la plèbe est incapable d’en apprécier les bons goûts et les messages. Les écoles ont fermés leurs portes car les enfants ne laissent plus leurs cris étouffer les disputes des adultes ( quoique rien, pas même l’image d’un enfant, ne semble arrêter les massacres) qui dans leurs désespoir se livre à une bataille où la seule issue( cette jeune femme enceinte originaire du Ghana) se trouve de plus en plus hors de portée de leurs fusils.
Un grand film dont le fond propose maintes explications et études*2. Bravo!
*selon Première
*2. Je conseil l’article que Wikipédia consacre au film et également le blog http://houseofgeeks.centerblog.net/
Posté le 15.11.2007 par toquedefilms
"Ce qui pourrait me rendre triste, c'est l'état dans lequel nous allons laisser le cinéma à ceux qui suivent."
"Quand j'ai commencé, très jeune, j'ai croisé les patrons des studios de l'époque, Jack Warner, Samuel Goldwin[...], Ils aimaient le cinéma; ils pouvaient être, comme l'est aujourd'hui Harvey Weinstein, vulgaires, obsédés par l'argent et la célébrité, mais c'étaient des "Showmen". Aujourd'hui si les cadres de Hollywood découvrent qu'ils peuvent augmenter le profit en fermant les salles de cinéma et en diffusant les films sur des téléphones portables, ils le feront !
Finalement nous ( George Lucas, Martin Scorsese, Steven Spielberg entres autres) ne légueront que notre oeuvre[...] puisque la vision de bons films peut naître le désir de faire du cinéma".
Propos recueillis par Aurélien Ferenczi
Télérama, numéro 3016
Posté le 05.11.2007 par toquedefilms
SYNOPSIS
Le film décrit le destin d'une jeune fille évoluant dans l'univers des Nappy. « Hell » est une jeune fille issue d'un milieu très aisé parisien. Elle passe ses nuits dans les plus classes boîtes parisiennes et ne fréquente que la Jet set. Mais dans ce monde où tout n'est que paillettes et apparences, elle est en proie à un certain mal de vivre. Elle fait alors un soir la rencontre d'Andrea, un jeune homme avec qui elle s'isolera pendant six mois pour entamer une descente aux enfers, devant la désapprobation de leurs parents respectifs.
AVIS PERSONNEL
Une très belle ( quel euphémisme!) peinture de la bourgeoisie française moderne. Sexe, drogue, folie et véritable enfer, voilà comment l’on peut qualifier ce monde de luxe qui n’est en effet qu’illusion. Une illusion qui ne peut enlever à ses Bourgeois le « privilège » d’appartenir à l’espèce humaine et d’être nantis de tous ses défauts tout en prétextant que l’argent et le luxe font d’eux des « surhommes ». Cette névrose de la perfection maquillée est remit en doute par Hell ( alias Sara Forestier) qui apparaît tantôt comme une personne à mépriser et tantôt comme une héroïne qu’il s’agit d’applaudir quand elle pointe justement du doigt l’hypocrisie et le dégoût qu’inspire cette nouvelle noblesse.( Cf. Scène de la vente aux enchères). Un dégoût qui conduit celle-ci à plonger cette bourgeoisie si imbue d’elle-même au plus profond de l’enfer. C’est donc par Andréa ( alias Nicolas Duvauchelle) que s’amorce cette « ascension ». Petite note sur ce personnage qui est l’incarnation parfaite de cette jeune noblesse inactive ( tout est donné et payé par « Papa ») et profondément ailleurs et à la recherche. Qui a-t-il de plus facile que le sexe et la drogue ? L’argent vous procure les deux. C’est d’ailleurs là un paradoxe qu’il est utile de souligner. Trop de précarité rend la vie monotone et sans but tandis que le « trop d’argent » rend les hommes fous et mauvais. Et surtout les oblige à se surpasser en bêtises. Ils ne sont pas à la quête d’un monde nouveau mais à la recherche d’une échappatoire à leur propre « pêché ».
Seul reproche à faire à ce film: La mise en scène. Son approche quasi documentaire n’était pas ( selon moi) la meilleur solution même si le film se veut être ( et c’est-ce qu’il est) un Voyant omniscient de ce monde à part. Un mélange de réalisation « classique » et type document fiction aurait pu donner un résultat doublement déroutant. D’autres parts les décors sont quelque peut répétitifs et ne permettent pas à l’action de gagner assez en rythme. Mais là encore cette association des formes et des lieux est peut être voulu pour souligner ,de plus belle,le décors stérile de « l’Enfer bourgeois ».
Je passe sur les erreurs de raccords montage ( les cheveux de Sarah Forestier bouclés qui deviennent lisses « par magie » dans la minute d’après et le jeu pitoyable de la « vrai » copine de Andréa( avant avant dernière séquence) qui dit sur un ton Ridicule: « Tu peux t’en aller s’il te plait ».
Malgré ces quelques faiblesses « Hell » est un film à voir( surtout pour son contenu) mais qui méritait mieux( Claude Chabrol eut été parfait)
Posté le 01.11.2007 par toquedefilms
SYNOPSIS
Cet été, Vincent Rousseau va diriger sa première colonie de vacances. Entre les animateurs déjantés, les gamins intenables et les visites surprises de "Jeunesse et Sport", ces trois semaines vont être plus mouvementées que prévues ! Les colonies de vacances... c'est pas forcément des vacances pour tous!...
AVIS PERSONNEL
« Nos jours heureux » a la particularité de s’adresser aux nostalgique de la colonie de vacance et de s’attarder à montrer (une fois de plus) les ébats amoureux d’un homme simple ( campé par un Jean-Paul Rouve au sommet de sa forme). C’est peut-être le point faible du film d’ailleurs*. La colonie ne semble être qu’un fil rouge alors qu’elle devrait être au premier plan. Mais cela n’entache en rien ce film qui fait ressurgir de sympathiques souvenirs. Chaque moniteur a le visage ou le caractère de ceux que nous avons jadis connu ( pour ceux qui ont fait des colos). On retrouve les situations standards que toutes colonies de vacance a connue ( un enfant qui veut absolument rentrer chez lui, une qui souhaite rester à l’écart via son walk man, les problèmes de chambre et de valises perdues, les punitions, les amourettes entre les monos et bien sur entre les « jeunes », un chauffeur très préoccupé de l’état de son bus, les visites « chiantes », les vols….).
Le nœud narratif réserve quant à lui quelques surprises et des retournements de situation assez surprenants qui laissent planer le doute jusqu’au dernier moment ainsi que des scènes assez osées qui valent le détour(cf. Les mots employés par la mono devant le petit hyperactif à la piscine)
Un film conseillé à ceux qui souhaite réveiller d’anciens souvenirs d’adolescent et
à tous les amoureux d’histoire « d’amour » au dénouement pour le moins très insolite.
* A signaler une très grosse erreur: A la vingtième minute du film on peut apercevoir la présence à l’une des tables de la cantine ( deuxième table sur la gauche du champ) d’un personnage qui n’arrivera que quarante cinq minutes plus tard.