SYNOPSIS
Léonidas est devenu roi de Sparte à la suite des épreuves rituelles spartiates dont il a triomphé. Il apprend d'un messager que le roi perse Xerxès envisage d'envahir la Grèce et de soumettre sa cité. Contre l'avis de l'oracle, il part à la rencontre de l'ennemi avec les 300 soldats qui composent sa garde personnelle. Il choisit de combattre l'armée ennemie dans le passage étroit et rocheux des Thermopyles. Face à l'armée gigantesque de l'envahisseur perse, la résistance est héroïque mais désespérée.
AVIS PERSONNEL
Énième adaptation d’une bande dessinée à grand succès, 300 qui, à l’instar de ses malheureux camarades* portés à l’écran, a la particularité d’avoir été supervisé par son auteur en personne: Frank Miller ( Comme ce fut le cas pour l’intéressant Sin city). Cette collaboration étroite entre le réalisateur et Miller permet à 300 de ne pas s’écarter de son support premier. Ce projet peut également être reconnaissant à cette malheureuse mode des genres auquel le cinéma est assujettie depuis un trop grand nombre d’années. Ce péplum d’un genre nouveau met en scène l’une des plus mémorables batailles de l’Antiquité: Les Thermopyles. Elle opposa les soldats du soi disant Dieu Roi Xerxès, tout puissant souverain de l’Empire Perse aux cités grecs, Et plus particulièrement Sparte. Pour permettre au reste de l’armée grecque ( Acadiens et autres peuple des cités grecs de jadis) de se retirer en bon ordre, Léonidas et ses 300 spartiates se sacrifièrent au nom de la liberté et de leur cité. Ce geste permit par la suite aux grecs de remporter quelque mois plus tard la bataille naval de Salamine.
Le souhait de Franck Miller ne fut pas, à l’époque où il dessina les premières planches de son livre, de reconstituer ce mémorable affrontement entre deux mondes différents mais bien d’exploiter ce fait historique en lui donnant une touche de fantaisie et de fantastique.
Ce film bien évidemment ne cherche pas à reconstituer la bataille des Thermopyles telle qu’elle est décrite par les historiens grecs mais plutôt de livrer une vision onirique et très libre de l’événement original. Néanmoins le fond historique est bien présent et nous permet de nous plonger très rapidement dans cette époque lointaine qui est ,cependant sur de nombreux points, très proche de la nôtre. Attention néanmoins à ne pas croire tout ce que le film nous montre. Je prends en exemple la façon dont nous sont montrées les institutions politique de Sparte qui sont dans le film un condensé plus efficace de quelques centaines d'années d’existence et de quasi hégémonie sur l’ensemble de la Grèce. Rappelons nous que l’objectif de 300 n’est absolument pas de reprendre à la lettre l’Histoire. Ce qui nous amène à considérer la façon dont le film à été accueillit avant même sa sortie. A commencer par les autorités Iraniennes toujours à la recherche de la moindre épingle pour critiquer les Etats-Unis ( même si il y a matière à le faire mais là n’est pas la question). Le film serait pour les Iraniens un moyen commode de modifier la réalité historique en montrant les Perses comme une horde de barbares indisciplinés et sans cœur tandis que d’autres historiens ont pointés du doigt les nombreuses incohérences historiques du film ( notamment le fait que Sparte était une oligarchie et non une démocratie) et les rapports troublants entre les idéaux nazis et spartiates. A ce sujet précisons que Hitler et ses sbires ont largement pillé ce qui faisait pour certaines nations leurs fierté ou leur honte, de sorte qu’on catalogue bien trop facilement un Napoléon en le rapprochement très maladroitement de Hitler. D’autre part la mode veut que chaque film traitant un tant sois peu de guerre ou de politique sois systématiquement rapproché aux nazis ou à la politique de George W.Bush. Et 300 n’échappe pas à cette règle malgré les volontés affichées de son auteur de ne pas s’approcher d’aucune réalité connue mais bien d’en créée une nouvelle.
Une réalité qui voit le jour grâce à une mise en scène très soignée servit par des effets spéciaux sans défauts et une interprétation exemplaire de Gérard Butler. 300 ne perd pas non plus en intérêts pour ses qualités plastiques et épiques très originales ( des escarmouches aux tons très BD) dans lesquels le film laisse la magie s’opérer et le sang s’épandre. Une réussite majeure dans le domaine de la série B.
* Les 4 fantastiques, La Ligue des gentlemen extraordinaires, Spiderman…
Quelques scènes mal interprétées et qui ont fait le légende « noire » du film.
1)Le début ( sélection du meilleur bébé): en aucun cas une apologie du système nazi ( Cette mode de tout rapporter aux nazis lasse à la longue!). D’ailleurs le mode de vie des Spartiates est critiqué par le metteur en scène. Ne serait-ce que par cette impossibilité aux soldats d’avouer leur amour ( Leonidas et sa reine) ou bien le père être fier de son fils ( le capitaine qui n’a pu avouer à son fils son amour, d’ailleurs au moment de le féliciter de ses prouesses aux combats un cavalier perse coupe la tête du jeune homme. On peut comprendre ici que les sentiments sont une faiblesse que tout Spartiate se doit d’éviter et l’on voit pourquoi: le jeune Astinos a baisse sa garde.
2) Le harem de Xerxès: Beaucoup on été choqués de voir une chèvre jouée d’un instrument et on vite trouvé cela burlesque. Pourquoi Burlesque ? Pour ma part j’ai trouvé cela fort habile de montrer les magies de l’orient de cette façon ( et par l’intermédiaire d’autres mystères comme les grenades ou les rhinocéros)